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C'est la beauté de sa fourrure et sa curiosité naturelle qui ont perdu le chinchilla. Dés le début
du 19 ème siècle le massacre du chinchilla sauvage commence et sa fourrure est exportée vers les marchés européens et nord américains. Encore aujourd'hui, les demandes de fourrures affluent. La confection d'un manteau demande plus de 100 peaux et cette fourrure est parmis les plus chères et rares au monde, plus de 20.000 dollars pour un manteau ; de nombreux élevages y sont entièrement consacrés.
Dés la fin du 19 ème siècle le chichilla sauvage est menacé d'extinction et sa population
continue encore à décliner. Mués par l'attrait de l'argent facile, les hommes tuent trop vite et en trop grande quantité les chinchillas pour que ceux-ci puissent combler par la reproduction. En effet, le chinchilla a une longue période de gestation: 111 jours, il ne nait que 2 ou 3 petits par portée et la maturité sexuelle est à 8 mois.
Alarmés par la disparition de cet animal, le Chili, le Pérou, la Bolivie et l'Argentine établissent
un embargo sur l'exportation de l'animal et sa fourrure ainsi que des lois contre sa chasse ou sa capture et en 1918 toute activité liée au commerce du chinchilla est interdite. Mais il est déjà trop tard, 21 millions de chinchillas ont été tués et une partie seulement ont été utilisables et exportés.
Aujourd'hui on peut trouver des chinchillas sauvages au Chili, dans la région du Coquimbo.
Cette région est semi-désertique et il y règne un climat méditérranéen où poussent beaucoup de plantes succulentes et de cactées; les chinchillas y ont pris l'habitude de ronger des tunnels dans Puya berteroniana sorte de cactus pour se reposer et se proteger des prédateurs.
La protection passive qui est appliquée dans cette région ne semble pas efficace et la
population de chinchillas continue à diminuer. En effet, leur habitat trés fragmenté par l'élevage, l'agriculture, les exploitations minières... ne leur permet pas d'etendre leurs colonies et donc d'avoir le flux génique nécessaire à la survie de toute espèce. De plus les braconniers utilisent la fumée, le feu, les explosifs pour faire sortir les chinchillas de leurs abris, ce qui les stresse et les met en situation défensive leur otant toute énergie pour prendre des forces et se reproduire; d'autre part la destruction de leur tunnels les rend trés vulnérables face aux prédateurs comme le renard ou les oiseaux de proie.
Les responsables de la réserve tentent donc d'appliquer une nouvelle politique, plus active,
composée de revégétalisation afin de créer des corridors et permettre aux animaux de se deplacer d'une colonie à une autre sans rencontrer de barrières, ce qui devrait permettre une augmentation de la population par une diminution de la consanguinité et de la compétition. L'association "save the wilde chinchillas" a, entre autres, le but d'éduquer les populations locales afin de voir le nombre de braconniers diminuer. |
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Bien vivre avec un chinchilla
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Histoire d'une espèce menacée
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